L’Artias

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Depuis la partie gauche de cette page d’accueil, vous naviguerez sur l’Artias: ce qui concerne l’association, ses activités, ses publications, son fonctionnement.

 

Activités

Mai

Coronaveille Artias

Dernier numéro paru le 31 mai 2021: pdf à télécharger. L’Artias a publié régulièrement une veille des ordonnances Covid-19 sur… Voir tout le texte

Dernier numéro paru le 31 mai 2021: pdf à télécharger. L’Artias a publié régulièrement une veille des ordonnances Covid-19 sur les aspects qui peuvent impacter l’aide sociale.

Veille

Primes d’assurance-maladie impayées : à petits pas vers une meilleure solution ?

Actuellement, les primes d’assurance-maladie sont la deuxième raison d’endettement des particuliers[1]. Se retrouver dans cette situation empêche tout changement de… Voir tout le texte

Actuellement, les primes d’assurance-maladie sont la deuxième raison d’endettement des particuliers[1]. Se retrouver dans cette situation empêche tout changement de caisse et rend un assainissement financier difficile. Il arrive que de jeunes adultes soient endetté-e-s du fait du non-paiement des primes d’assurance-maladie par leurs parents lorsqu’ils étaient mineur-e-s.  Enfin, dans quelques cantons, être débiteur de primes est sanctionné par une inscription sur une liste noire et par une réduction des prestations médicales à la médecine d’urgence.

Pour les cantons également, les dettes de primes représentent une lourde charge : de 2012 à 2019, ils ont remboursé une somme de deux milliards et demi de francs aux caisses-maladie, ceci sans avoir accès à la gestion des actes de défaut de biens, qui restent propriété des caisses.

La règle actuelle, inscrite dans l’article 64a de la Loi fédérale sur l’assurance-maladie, pourrait être modifiée. De quelle façon ? C’est l’objet de ce dossier de veille.

Artias – Paola Stanic, juriste

> Télécharger le document en pdf

[1] Entre autres sources, voir le dossier de campagne 2019 des CSP sur l’endettement : https://csp.ch/geneve/files/2019/03/CSP_DossierPresse_mars2019.pdf

> Autres éclairages sur notre thème Social >> Assurances sociales >> Assurance-maladie

Dossier du mois

Accès aux prestations sociales : le coronavirus comme amplificateur d’obstacles

Ce dossier reprend et articule une série de constats posés par les CSP de Suisse romande (CSP.ch) pendant la crise… Voir tout le texte

Ce dossier reprend et articule une série de constats posés par les CSP de Suisse romande (CSP.ch) pendant la crise socio-sanitaire provoquée par le coronavirus, ainsi que d’autres constats rassemblés préalablement sur des questions d’accessibilité au système social.

Les CSP sont des observateurs privilégiés de la réalité sociale dans leurs cantons, actifs sur le terrain de l’information sociale, du conseil social généraliste et de la défense des droits. Ils ont contribué à répondre aux besoins des personnes impactées par la crise socio-sanitaire, à la fois dans le cadre de leurs actions ordinaires (consultations sociales et juridiques) mais aussi en distribuant des aides d’urgence aux personnes n’accédant pas aux aides publiques instituées, grâce au financement d’acteurs privés (Chaîne du Bonheur, fondations et entreprises privées).

Ils ont été ainsi confrontés une fois de plus aux lacunes du système social qui laisse un certain nombre de personnes en dehors du filet social institué. Leurs constats posés avant la crise pointaient déjà un certain nombre de problèmes identifiés notamment dans le cadre de la pratique professionnelle des travailleuses sociales, travailleurs sociaux et juristes actifs dans les CSP.

Améliorer l’accessibilité au dispositif social contribue à lutter contre la précarité et la pauvreté en réduisant les inégalités sociales. Les CSP et leurs professionnel-le-s s’y emploient au quotidien et sont bien placés pour souligner l’enjeu qui sous-tend la diffusion des informations, l’orientation et les conseils sociaux.


Dossier préparé par Caroline Regamey, chargée de politique et action sociales au CSP Vaud

> Téléchargez le dossier du mois en Pdf
> Autres éclairages sur nos thèmes Social >> Aide sociale et Social >> Lutte contre la pauvreté

 

Le portail thématique

Le portail thématique

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Depuis la partie droite de cette page d’accueil, vous naviguerez sur le portail thématique: des liens sur divers documents et sur les publications de l’Artias, classés par thèmes pour permettre une vision d’ensemble d’un coup d’oeil. Et un moteur de recherche pour trouver rapidement ce que vous cherchez.

En cliquant sur « portail thématique » ci-dessus, vous pouvez rapidement prendre connaissance des nouveaux liens mis en ligne, par ordre chronologique de publication.

 

Actualités [ Voir toutes les Actualités ]

Nouvelle étude de l’OFAS sur les prestations en faveur des familles

En Suisse, les offres d’accompagnement, de conseils et de formation à destination des familles sont nombreuses et variées. Certaines couvrent… Voir tout le texte

En Suisse, les offres d’accompagnement, de conseils et de formation à destination des familles sont nombreuses et variées. Certaines couvrent une large palette de thèmes tandis que d’autres se concentrent sur une problématique, un thème ou un public particulier. Elles sont essentiellement proposées par des organisations à but non lucratif, parfois soutenues financièrement par la Confédération ou les cantons.

Une absence de vue d’ensemble se faisait néanmoins ressentir jusqu’à présent. Un manque que le rapport de recherche de l’OFAS « Prestations en faveur des familles » vient combler. Les auteurs se sont attelés à classifier et documenter systématiquement les offres existantes. De plus, suite à une évaluation des offres, ils ont identifiés huit sujets de préoccupation concernant la disponibilité de ses offres, leur accessibilité, leur qualité et leur capacité à toucher le public cible.

Le manque d’offres proposées à domicile pour les familles socialement défavorisées ainsi que les obstacles linguistiques et culturels figurent parmi les préoccupations principales.

> Autres éclairages sur notre thème Familles >> Politique familiale >> Réflexions générales

Rapport statistique sur les familles : un cinquième des ménages monoparentaux soutenu par l’aide sociale

Établi par l’Office fédéral de la statistique (OFS), le rapport statistique 2021 sur les familles en Suisse apporte un éclairage… Voir tout le texte

Établi par l’Office fédéral de la statistique (OFS), le rapport statistique 2021 sur les familles en Suisse apporte un éclairage sur différents aspects de la situation des familles : formes de vie en commun, relations de couple, répartition des tâches domestiques ou encore violence domestique. Dans cette brève recension, nous nous concentrons sur les résultats du rapport en matière de situation financière des ménages, de pauvreté et de recours à l’aide sociale, en particulier pour les ménages monoparentaux.

Situation financière des ménages monoparentaux

En Suisse, les ménages monoparentaux représentent 16% des ménages familiaux avec enfants. Il s’agit le plus souvent de mères seules (83%), plus rarement de pères seuls (17%). Pour ce qui est de leur situation financière (revenu disponible équivalent),  ils affichent le niveau de vie le plus bas avec les ménages de couples avec trois enfants ou plus. Ce constat correspond à leur évaluation subjective de la situation, puisque ces deux formes de ménage déclarent nettement plus souvent que les autres avoir des difficultés à joindre les deux bouts.

Endettement

De manière générale, l’endettement des personnes vivant dans des ménages comptant des enfants est plus important que celui des personnes vivant dans d’autres formes de ménage (une personne seule ou couple sans enfants). 36% des personnes vivant dans des ménages monoparentaux sont concernées par des arriérés de paiement (non-paiement de factures faute de moyens financiers), deux fois plus que pour les ménages sans enfants.

En 2017, 7,3% de la population vivait dans un ménage ayant eu au moins un arriéré sur les primes d’assurance-maladie au cours des douze derniers mois, un taux qui s’élevait à 16% pour les personnes vivant dans un ménage monoparental (à titre de comparaison, le taux est de 9,9% pour les couples avec enfants et de 4,9% pour les couples de moins de 65 ans sans enfants).

Pauvreté et risque de pauvreté

Le rapport confirme que les personnes de moins de 65 ans vivant seules et les ménages monoparentaux sont les plus touchés par la pauvreté (taux de pauvreté de respectivement 11% et 19%). Par ailleurs, les personnes vivant en couple avec trois enfants ou plus sont davantage touchés par la pauvreté que celles en couple avec un seul enfant (10% contre 2,6%).

28% des personnes vivant dans des ménages monoparentaux et 13% des personnes vivant dans des ménages de couples avec enfants sont considérés comme à risque de pauvreté. En cas de légère détérioration de leur revenu ou d’un changement de la situation familiale, elles risquent de basculer immédiatement au-dessous du minimum vital social calculé par l’OFS.

Quant au taux de privation matérielle, il est particulièrement élevé chez les personnes vivant dans des ménages monoparentaux (20%). Cette privation peut se manifester par différentes « incapacités »: à faire face, dans un délai d’un mois, à une dépense imprévue de 2500 francs, à partir chaque année une semaine en vacances, à disposer des moyens financiers qui permettent de posséder une voiture. Pour compléter, ajoutons que le rapport révèle aussi que les privations liées au logement sont plus fréquente chez les ménages monoparentaux et qu’en 2018, 7,8% de personnes vivant dans ce type de ménage ont dû renoncer à des soins médicaux nécessaires pour des raisons financières (3,2% dans la population générale de plus de 16 ans).

Recours à l’aide sociale

En 2019, le taux d’aide sociale était de 3,2% pour la population générale, tandis qu’il se montait à 21,2% des ménages monoparentaux, soit nettement plus que pour toutes les autres formes de ménages. Dans la très grande majorité des cas, la cheffe d’une famille monoparentale bénéficiant de prestations d’aide sociale est la mère (93%). Selon le rapport, la difficulté pour ces familles est d’organiser la garde des enfants afin de pouvoir trouver un travail ou augmenter leur revenu. Par ailleurs, la majorité n’a achevé qu’une formation obligatoire, ce qui rend difficile une sortie de l’aide sociale grâce à un emploi suffisamment rémunéré.

Artias – Amanda Ioset, secrétaire générale

Travail social : le risque d’épuisement émotionnel a augmenté pendant la pandémie

Une équipe de recherche de la Haute école de travail social FHNW s’est penchée sur les effets de la pandémie… Voir tout le texte

Une équipe de recherche de la Haute école de travail social FHNW s’est penchée sur les effets de la pandémie de covid-19 sur le travail social dans une étude mandatée par l’association professionnelle AvenirSocial. 3’507 professionnel-le-s du travail social ont répondu à un sondage en ligne pendant la deuxième vague (du 10 décembre 2020 au 7 janvier 2021). Il en ressort en particulier une augmentation du risque d’épuisement émotionnel et une dégradation de la santé des travailleuses et des travailleurs du secteur social.

De manière générale, la pandémie a eu un impact important sur le domaine du travail social. La plupart des institutions sociales en Suisse sont restées ouvertes durant la deuxième vague et les processus de travail ont été adaptés afin de limiter les contacts et permettre le respect des règles sanitaires. Au moment de la récolte des données, plus d’un tiers des professionnel-le-s étaient au moins partiellement en télétravail.

La pandémie a eu un effet important sur la communication et les interactions dans le travail social. 80% des personnes sondées ont constaté des changements dans la communication avec les bénéficiaires, changements perçus généralement de manière négative. Les modifications de la communication avec les collègues et les partenaires sont également principalement vécues comme étant négatives.

Les résultats empiriques de l’étude montrent clairement que la charge de travail est de manière générale élevée pour les professionnel-le-s du social. Plus de 60% des répondant-e-s définissent leur charge de travail comme éprouvante (45.4%) voire très éprouvante (17.2%). Si une majorité semble disposer des ressources nécessaires pour faire face au stress au travail, 31.3% des personnes interrogées font face à un risque élevé d’épuisement émotionnel (« burn-out »), un indicateur que l’équipe de recherche considère comme préoccupant. A noter que 55.6% des répondant-e-s romand-e-s reconnaissent être de plus en plus épuisé-e-s émotionnellement au travail, contre 28.3% pour les participant-e-s alémaniques, ce que l’équipe de recherche explique par le fait que la Suisse romande a été plus touchée par la pandémie et par les changements des conditions de travail qui l’ont accompagnée.

Les résultats indiquent que la pandémie a eu un impact négatif sur l’état de santé des professionnel-le-s. Celui-ci est évalué comme bon à très bon par 79.2% des répondant-e-s, ce qui représente une détérioration par rapport à la dernière enquête suisse sur la santé de l’OFS (2017), selon laquelle 88.7% des personnes travaillant dans le domaine social jugeaient leur santé bonne à très bonne.

Selon l’équipe de recherche, la situation de santé des professionnel-le-s du social est globalement inquiétante. Quant à l’association AvenirSocial, mandataire de l’étude, elle demande « davantage de ressources, sous forme de personnel et de moyens financiers » pour faire face aux défis que le travail social devra affronter dans un avenir proche.

Lien vers l’étude (en allemand).

Lien vers le communiqué d’AvenirSocial.

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